Contribution de la France dans l'organisation du service civique

Publié le par Zogbo

force-licorne.jpgGénéral Clément Bollet, nous voulons en savoir davantage sur l’entretien que vous venez d’avoir avec le Chef de l’Etat.

Le sujet est le même qu’il y a trois mois quand j’étais venu avec Monsieur l’Ambassadeur me présenter à Monsieur le Président. Il avait relevé que dans mon expérience passée, j’avais eu une expérience de service civique menée à Madagascar, avec ce pays et il m’avait demandé, il m’avait un petit peu mis au défi de faire éventuellement des propositions pour le service civique ivoirien, parce que comme vous le savez, la Côte d’Ivoire réfléchit beaucoup à ce projet et donc il a souhaité me revoir aujourd’hui pour que je lui remette mon devoir comme un élève au lycée. Je suis donc venu lui remettre mes propositions de réflexion que j’ai pu tirer de mon expérience personnelle passée. C’était l’essentiel du sujet.

En quoi ont consisté ces propositions concrètement ?

Ecoutez, ce n’est pas à moi qu’il faut poser la question de savoir ce qu’on en retiendra. C’est au Président de savoir ce qu’il retiendra de ce que j’ai proposé. j’ai tout simplement transposé l’idée Malgache à l’idée ivoirienne en disant à Monsieur le Président qu’il serait d’ailleurs judicieux qu’une équipe ivoirienne aille sur place voir comment cela se passe à Madagascar et voir si effectivement, c’est adaptable. Pour voir aussi les bonnes idées qu’il y a dans le service civique Malgache.

Quelques grands traits de ce que vous avez voulu dire?

J’ai dit que par exemple, il semblerait qu’à travers cette notion de service civique, il y avait peut-être deux projets, un qui concernait la jeunesse qui est un défi permanent et pour lequel on avait le temps de réfléchir au niveau de la formation. Parce que la jeunesse méritait cela et que c’était l’avenir du pays et un deuxième projet plus ponctuel qui visait à réinsérer les ex combattants et qui peut-être nécessitait une structure moins lourde, parce qu’elle ne serait pas permanente, puisque dans deux ou trois ans, tout le monde souhaite que ce problème soit derrière la Côte d’Ivoire. Elle le sera probablement. Et donc cette structure devrait être plus légère et plus centrée sur le type de ce qu’on appelle les micro projets qui permettraient à une population en l’occurrence les ex-combattants d’oublier le plus rapidement possible ce qu’ils avaient vécu en temps que combattants pour se pencher sur la vie économique du pays et essayer de gagner le plus rapidement possible, les ressources pour faire vivre leur famille parce que beaucoup sont chargés de nourrir la famille, beaucoup ont des enfants et beaucoup ont besoin de ressources immédiates.


SEM. ANDRE JANIER, AMBASSADEUR DE FRANCE EN CÔTE D’IVOIRE.

Excellence André Janier, que pouvez vous ajouter ?

Ce que je voulais ajouter à ce que disait le Général Clément Bollet, c’est qu’il est venu faire part de son expérience personnelle à Madagascar et c’est à ce titre que Monsieur le Président l’avait invité à venir lui en parlé mais aujourd’hui, il est trop tôt, personne ne sait ce que nous réserve l’avenir pour dire que c’est une proposition française puisque nous ne savons pas encore de quoi il va s’agir. Nous ne savons pas encore quelles solutions exactement les ivoiriens vont adopter pour réorganiser leur service civique et nous ne sommes pas engagés aujourd’hui à coopérer dans telle ou telle direction.

Commenter cet article