Relance des activités : Les entrepreneurs français souhaitent la réouverture rapide des écoles françaises

Publié le par inconu

La chambre de Commerce et d’industrie française en Côte d’Ivoire a organisé une journée portes ouvertes, à l’occasion des 10 ans de son journal. La réouverture des écoles françaises de Côte d’Ivoire est une grosse préoccupation pour les hommes d’affaires français qui veulent bien relancer leurs activités ou s’établir dans le pays. Hier, le président de la Chambre de commerce et d’industrie française, Michel Tizon, l’a relevé avec insistance au cours de la conférence de presse qu’il a animée à l’occasion de la journée portes ouvertes de l’institution marquant les dix ans de son journal, «A savoir». L’absence d’écoles françaises, dit-il, a été le gros problème des candidats au retour. Aujourd’hui donc, le souhait ardent des Français après les événements douloureux de novembre 2004 est de pouvoir y inscrire leurs enfants afin de pouvoir vivre une vie normale en Côte d’Ivoire. C’est un paramètre important pour une présence normale de ses compatriotes, aux yeux du président Tison, soutenu en cela par le sénateur Richard Yung, représentant des Français établis hors de France.
Concernant les Français qui sont rentrés précipitamment en France quand il y a eu les casses, le président de la Chambre de commerce et d’industrie française a fait savoir qu’il ne faut pas faire une fixation sur leur retour en Côte d’Ivoire. Car, guidés par le pragmatisme, propre aux opérateurs économiques, beaucoup se sont refaits ailleurs. Il faut donc plutôt espérer l’établissement de nouveaux investisseurs français. M. Michel Tizon est optimiste. Car la Côte d’Ivoire a une position géographique très avantageuse. Et il ne faut surtout pas lier l’arrivée d’investisseurs français aux rapports politiques entre les deux pays, fait remarquer le consul général de France, Alain Ferré. Pour lui, il ne faut pas s’y méprendre, les investisseurs français ne seront guidés que par l’attractivité économique de la Côte d’Ivoire. Ils viennent s’ils sont convaincus d’un retour sur investissement. Ce qu’ils attendent des autorités publiques, c’est la garantie de la sécurité, dit-il.
La Chambre de commerce et d’industrie française, quant à elle, est là pour leur faciliter la tâche, comme elle le fait depuis sa création en 1992 pour les opérateurs économiques déjà établis en Côte d’Ivoire. Ceux-ci, fait savoir M. Tizon, participent à hauteur de 30% au PIB du pays et paient plus de 50% des recettes fiscales de la Côte d’Ivoire. Des chiffres très significatifs qui lui font dire que les membres de son organisation sont «de bons investisseurs… dans le formel et des contribuables de bon aloi …». La Chambre de commerce et d’industrie française a été créée en 1995 sur les cendres de l’Association de commerce et d’industrie mise en place par le président actuel depuis 1992. Elle regroupe plus de 500 membres. Elle entretient un partenariat exemplaire avec la puissante Chambre de commerce et d’industrie de Paris, dont le directeur délégué, Guy Lavenant est venu vivre la journée portes ouvertes et les dix ans du journal A savoir.

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jean 15/11/2007 10:11

je suis en accord avec vous comme l'a dit mon predecesseur, il faudrait attendre la fin des election pour l'ouverture des ecoles francaise. mais je pense aussi que la paix est revenu en cote d'ivoire juste faire confiance au ivoiriens qui ne sont pas anti français comme au le croit

TESNIERE Marc 13/11/2007 21:41

La réouverture des établissements français avant des élections est elle souhaitable? Augmenter l'effectif des français à Abidjan, enfants, enseignants ne risque t'il pas d'être utilisé par les candidats malheureux aux elections pour stigmatiser leur supporters en leur designant des boucs emissaires?