Hervé morin" pas de retrait de Licorne avant une normalisation"

Publié le par inconu

herve-morin.jpgABIDJAN - Le ministre français de la Défense Hervé Morin a indiqué mercredi soir à Abidjan que les troupes françaises de l'opération Licorne ne se retireront pas de Côte d'Ivoire avant la "normalisation" du pays, même si les choses "vont de mieux en mieux" depuis l'accord de paix.

"Nous retirerons des troupes au fur et à mesure que nous aurons le
sentiment que la normalisation est en cours, que les risques de flambée sont de plus en plus éloignés", a déclaré M. Morin à l'issue d'un entretien de trois quarts d'heure avec le président Laurent Gbagbo.

"Nous avons déjà fait baisser l'effectif d'environ un petit millier (de
soldats) depuis un an", a rappelé à la presse le ministre de la Défense arrivé en Côte d'Ivoire en début de soirée pour une visite de 24 heures.

"Nous le ferons baisser au fur et à mesure que la pacification du pays est garantie et assurée sur le long terme", a-t-il souligné.

La force Licorne constitue la première opération extérieure française dans le monde, avec 2.400 hommes. Elle est chargée de soutenir les 8.000 casques bleus de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) et de protéger les ressortissants étrangers.

Jeudi, M. Morin va rendre visite aux troupes françaises, notamment un
détachement situé à Aboisso, dans le sud-ouest du pays.

Il doit également rencontrer le Premier ministre Guillaume Soro, chef de
l'ancienne rébellion des Forces nouvelles (FN), qui avait pris le contrôle de la moitié nord du pays après sa tentative de coup d'Etat de 2002.

Le ministre de la Défense a souligné qu'il s'agissait de "la première
visite d'un membre du gouvernement depuis l'élection de Nicolas Sarkozy et depuis la période difficile que la France et la Côte d'Ivoire ont vécue depuis 2003".

M. Morin a toutefois précisé ne pas avoir "évoqué" avec le président Gbagbo les événements de 2004. Cette année là, neuf soldats français avaient été tués dans un bombardement des forces loyalistes à Bouaké (centre) et 8.000 expatriés, en majorité français, avaient été évacués en raison de violences antifrançaises.

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