Côte d`Ivoire: début du regroupement des ex-rebelles dans le Nord

Publié le par inconu

FERKESSEDOUGOU (Côte d'Ivoire) - L'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) qui contrôle la moitié nord de la Côte d'Ivoire, a pris officiellement possession samedi de trois camps réhabilités par les Nations unies et destinés au regroupement de ses soldats en vue de leur désarmement.
Ces trois camps, où l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) a installé des tentes, toilettes, douches, citernes d'eau ou encore des générateurs, se trouvent à Ferkessédougou (extrême-nord), Odienné (nord-ouest) et Kani (centre-ouest).
Chacun va rapidement accueillir 250 ex-combattants des forces armées des FN
(FAFN) sur une capacité de 500 places, a indiqué lors d'une cérémonie officielle à Ferkéssedougou, le chef d'état-major des FAFN, le général Soumaïla Bakayoko.
Trois autres sites seront prochainement transférés aux ex-rebelles: à Bouaké (centre), Korhogo (extrême-nord) et Man (ouest). La capacité des six camps doit atteindre 3.500 places.
Pour appuyer le processus de démobilisation des milices, l'Onuci vient aussi d'installer quatre points de collecte d'armes dans les villes de Toulépleu, Blolequin, Guiglo et Duékoué (ouest), en zone gouvernementale.
Le président ivoirien Laurent Gbagbo et le chef des FN, Guillaume Soro, ont signé le 4 mars 2007 un accord de paix à Ouagadougou qui prévoit notamment le désarmement des ex-combattants et une élection présidentielle, qui doit avoir lieu avant fin juin 2008.
Mais le processus de désarmement n'a réellement débuté que le 22 décembre et il s'est résumé jusqu'à présent au démantèlement des lignes de front et au regroupement des forces loyalistes dans le Sud.
Les FN ont procédé de leur côté au "profilage" de ses combattants mais n'ont pas pu procéder à leur regroupement, "faute de moyens" pour réhabiliter ou construire des camps, selon elles.
Les ex-rebelles, dont le nombre atteint 37.000 selon le général Bakayoko, doivent à l'issue des trois mois de la période de regroupement, être soit intégrés dans l'armée, soit réinsérés dans la vie civile, notamment grâce à une "service civique" qui devait commencer en janvier.
Les retards dans le processus de désarmement, notamment le regroupement qui devait s'achever fin mars, risquent d'amener les autorités ivoiriennes à repousser la date de la présidentielle. Dans une interview diffusée jeudi soir, le président Gabgbo a réaffirmé que le désarmement devait avoir lieu "avant les élections".

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